Apprendre les bases

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Qu’est-ce que la durabilité ?

Le terme durabilité est arrivé en 1980 alors que plusieurs scientifiques commencent à mettre en garde les gouvernements de l’impact de l’industrialisation de masse. L’industrialisation a beau être née au 19ème siècle, ce n’est que réellement à l’après-guerre, dans les années 70, que l’industrialisation devient massive et provoque une prise de conscience mondiale. Des rapports comme le« Midow » (« Les Limites à la croissance »), questionne un modèle de croissance infinie dans un monde aux ressources finies. Mené, par le « club de Rome », un groupe de réflexion réunissant scientifiques, économistes, fonctionnaires et industriels de 52 pays, mettent en garde contre l’impact écologique et social de ce système.

Dans le même temps, Mario Molina et Sherwood Rowland, deux scientifiques publient un article sur la destruction de la couche d’ozone. C’est en 1972 que le premier sommet de la terre est né à Stockholm. C’est au sein de ce sommet que se crée les Nations unies pour l’environnement (PNUE). Ils adoptent ainsi une déclaration qui annonce que

« Chaque année l’on ne doit pas consommer plus que ce que la planète peut produire. Nous devons nous orienter vers une équité sociale et économique et maintenir une croissance économique. »  

Finalement, c’est au sein d’un rapport le « Brundtland », publié en 1982 que la définition de la durabilité est posée.


« Répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

Rapport de Mme Brundtland, 1987,
Commission européenne

Par la suite, divers pays ont créé des ministères de l’environnement, de nouvelles lois sur la pollution, la gestion des déchets et la protection des espèces. Des labels et certifications ont été créés et l’innovation a permis de trouver de nouvelles ressources d’énergies renouvelables (éolienne, photovoltaïque, etc.). Le sujet c’est aussi démocratisé dans les foyers et de grandes campagnes de sensibilisations nationales sont arrivées dans les télévisions.

Programme éducatif américain « Sesame Street » en 1991.

Cependant, ces avancées n’ont pas résolu le problème entièrement et, malgré toutes ces améliorations, nous comptons aujourd’hui un accroissement de 60% des émissions de CO 2 mondiales.

Durabilité faible

C’est l’idée qu’il est possible de prendre en compte dans les calculs économiques les dégâts infligés à la nature. En supposant qu’elles puissent être compensées par l’innovation et l’augmentation des productions.

Durabilité forte

La durabilité forte exige de ne pas dépasser les limites écologiques de la planète, en priorisant la préservation des écosystèmes et des ressources naturelles, même si cela implique de ralentir la croissance économique.

Limites planétaires

7 sur 9 des limites planétaires sont dépassées

Les limites planétaires définissent les seuils critiques biophysiques qui régulent la terre et qu’il ne faut pas dépasser à ne pas dépasser.

  1. Changement climatique
  2. Intégrité de la biosphère
  3. Modifications de l’occupation des sols
  4. Utilisation d’eau douce
  5. Perturbation des cycles biochimiques de l’azote et du phosphore
  6. Introduction de nouvelles entités dans l’environnement (pollution)
  7. Acidification des océans
  8. Diminution de la couche d’ozone stratosphérique
  9. Concentration en aérosols atmosphériques

Objectifs de développements durables (ODD)

Les Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés par l’ONU en 2015, sont 17 objectifs universels visant à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030.

Ils couvrent des enjeux clés, comme le climat, l’éducation, l’égalité, la santé et la consommation responsable, en incitant les pays, entreprises et citoyens à agir de manière coordonnée.

L’idée du Donut

La théorie du donut

Cette théorie vise à créer une économie qui répond aux besoins humains essentiels (comme l’alimentation, la santé et l’éducation) sans dépasser les limites écologiques de la planète (comme le changement climatique ou la perte de biodiversité).

Tout n’est pas perdu

Malgré le dépassement des limites planétaires, des communautés s’organisent pour lutter contre la crise climatique. À notre échelle de citoyen, il nous est possible de changer nos habitudes, ces habitudes vont avoir un effet papillon sur le monde.

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